Actualités

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À voir au Short Film Corner

du Festival de Cannes 2016

COULISSES

Un documentaire de Laurie Cohen

sur les coulisses d’une troupe de théâtre

répétant sous la direction de Delphine Sartiaux un spectacle

basé sur les textes de divers auteurs dont Jean-Pierre Martinez

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À voir en juin au Théâtre de l’Orme à Paris

Écoute-moi quand tu me parles

ce même spectacle mis en scène par Delphine Sartiaux

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Mon portrait dans le magazine municipal de ma ville À Fontenay

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Extraits vidéo de DESSOUS DE TABLE au Zèbre d’Arcachon.

Mise en scène Claude Labat.

Réalisation vidéo Jean-Jacques Lafosse

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Martes y 13 sur la chaîne de radio Brithispana

Ma comédie Vendredi 13, en forme de radio-fiction, bientôt sur les ondes de Brithispana. Sans oublier Strip Poker à Miami (Floride). Cela m’amuse beaucoup, en tant qu’auteur Français, de participer ainsi à la promotion de la langue et de la culture hispanique dans les pays anglosaxons ! C’est ce qu’on appelle, j’imagine, la mondialisation !

Mi comedia « 13 y Martes », en forma de radioteatro, pronto en Brithispana. Sin olvidar Strip Poker en cartelera en Miami (Florida) tambien en español ! Encuentro muy gracioso, como autor francés, participar en la promoción de la lengua y cultura hispana en los paises Anglosajones… Eso es, supongo, lo que llaman « mundialización » !

Radio BRITHISPANA es una emisora de radio bilingüe en español y en inglés que actualmente existe en el Reino Unido. Queremos informar y entretener en nuestra lengua a todos los expatriados españoles y latinoamericanos que viven en las Islas…
RADIOBRITHISPANA.COM

Lever de rideau

Jean-Pierre Martinez est l’un des auteurs de théâtre les plus prolifiques de la scène française. Partageur, il propose ses pièces
en accès libre sur son site Internet. Cette approche fait vivre et voyager ses textes dans le monde entier. Avec succès.

L’Atelier de la Girafe à Fontenay, le Grupo actoral teatro accion de Maracaïbo au Vénézuela, l’Abi- tibi Temiscamingue au Quebec… sou er sur les lèvres de ces troupes théâtrales le nom de Jean-Pierre Mar- tinez, c’est démentir l’expression qui veut que « nul n’est prophète en son pays ». Connu aussi bien en Espagne qu’au lycée français du Caire, à Cor- meilles en Vexin ou rue Jules-Ferry où il réside, cet auteur de théâtre cultive le succès avec modestie. Qui peut se targuer d’être l’un des auteurs contemporains les plus joués par les compagnies amateures ou professionnelles, en France et dans le monde ? Une cinquantaine de pièces à son répertoire, près d’un millier de représentations par an sur quatre continents, des demandes d’adap- tation jusqu’en Iran et au Tadjikistan, la petite entreprise de Jean-Pierre Martinez tourne à guichets fermés.

Du théâtre de « divertissement »

« Mon domaine, c’est le théâtre de divertissement, ce que l’institution appelle la comédie de boulevard. Ce genre qui, trois siècles après Molière, n’a toujours pas trouvé grâce à ses yeux », ironise- t-il, un sourire en coin. Jean-Pierre à la force créatrice d’un Stakhanov dans un physique à la Jiminy Cricket. « Si je n’écris pas, je déprime », dit- il en riant. Il puise son inspiration dans les gens. Il nous observe dans les situations du quotidien, saisit les commentaires « piqués » à la terrasse d’un café, dans une rame de RER ou lors d’un dîner entre amis. « Je pose un regard amusé sur ces scènes de la vie que j’essaye de convertir ensuite avec humour et tendresse à travers des personnages truculents, touchants et attachants », explique-t-il. Lui se prend volontiers en cobaye et manie avec bonheur l’autodérision. C’est un inconditionnel du duo Jaoui-Bacri, mais aussi de Ionesco, Lubitsch ou Nathalie Sarraute. S’il ne s’interdit pas de glisser quelques messages dans ses textes, son engagement est d’abord artistique.

Sémiologue émérite

« Le plus dur, c’est de trouver l’idée. Le reste, j’en fais mon affaire. » Une exis- tence antérieure de scénariste pour la télévision lui a donné quelques clés. Avec ses limites. « À la télé, mes textes passaient à la moulinette de responsables ne sachant pas aligner deux phrases sur une feuille, mais qui m’expliquaient comment faire. » Basta ! Ce sémiologue émérite, diplômé en écriture de scénarios, en littérature espagnole, en linguistique et en économie, est un affranchi heureux. Joli parcours accompli par ce fils d’exilé espagnol, Franco-Gaulois assumé, même si le Guadalquivir coule toujours à ots dans ses veines. Il est également Fontenaysien, fut écolier à Michelet, collégien à Joliot-Curie et lycéen à Picasso. Jean-Pierre dit qu’il s’est vécu écrivain avant de commencer à écrire. « Mon premier souvenir de metteur en scène, c’est un théâtre de marrionnettes fait d’une boîte en carton et de quelques chi ons. » Fontenay constitua l’une de ses premières expériences artistiques au sein de l’école municipale de théâtre. Il y a écrit et joué Café des sports, sa première pièce. Jean-Pierre avait également mis en scène Elle et Lui, à la halle Roublot.

comédi@theque.net et notoriété

« Le théâtre est fait pour être joué devant le plus grand nombre, pas pour être écrit et n’intéresser que les comités de lecture », assène-t-il. C’est une pique lancée au « grand théâtre », qui ne semble décidément pas prêt à voir en lui l’un des siens. Après ces années, il assure avoir tourné la page. « Je mets les textes de mes pièces à disposition des compagnies. Elles peuvent les télécharger gratuitement sur mon site la Comédi@theque.net, ce qui a beaucoup contribué à me faire connaître. » C’est aussi son pied-de- nez à ses détracteurs. « Internet m’a offert un magnifique espace de liberté, synonyme pour moi de reconnaissance et de notoriété. » Rançon de la célébrité, il a dû se « googeliser » afin de suivre au plus près la diffusion de ses pièces. Ruth, sa compagne, lui apporte une aide salutaire. Sur le même esprit, celle-ci anime un site qui recense les œuvres du répertoire classique tombées dans le domaine public. Le couple est un habitué des soirées Musiques au Comptoir à la halle Roublot. On peut volontiers venir taper sur l’épaule de Jean-Pierre et tailler une bavette. Gare, cependant ! Ce que vous lui direz pourrait bien nourrir l’une de ses prochaines créations. ∕ Frédéric Lombard

14 | n° 116 – mars 2016 | Fontenay

Actualités théâtre Comédiathèque de Jean-Pierre Martinez

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