Lieux

Certains lieux reviennent plusieurs fois dans l’univers théâtral de Jean-Pierre Martinez.

Beaucon-les-deux-Châteaux

C’est une petite ville française bien sûr totalement imaginaire. Même si on peut assez facilement situer le modèle qui l’a inspirée, quand on sait que l’auteur vit maintenant une partie de l’année sur ses terres d’adoption en Provence, et plus particulièrement à Tarascon, séparé de Beaucaire seulement par un pont, les deux villes étant dotées chacune d’un magnifique château, de part et d’autre du Rhône. Aucun régionalisme cependant dans cette référence. Et encore moins de critique ou de caricature d’une ville et moins encore d’une municipalité en particulier. Beaucon-les-deux-Châteaux pourrait être n’importe quelle ville moyenne ou village de notre pays. Tout étant exagéré en France à mesure qu’on descend vers le Sud, il reste que le contexte provençal apporte à cette ville de fiction et à ses habitants une dimension épique presque surréaliste. Comme chacun sait depuis Pagnol, la Provence, mais on peut dire aussi la France toute entière, est peuplée de comédiens, et le café est le théâtre où ils se produisent quotidiennement.

Beaucon est à la fois le pire et le plus beau village de France. Comme sur la scène d’un théâtre d’ombre s’y croisent des personnages hauts en couleurs, habités par l’ambition tragi-comique de faire partie de la supposée élite d’une société du paraître, comme dans Apéro Tragique à Beaucon-les-deux-Châteaux.

À travers l’ensemble de ses pièces, Jean-Pierre Martinez explore tous les lieux et décors de cette petite ville de France où se joue la comédie humaine (café, librairie, épicerie, commissariat, couvent, maison de retraite, hôpital, pompes funèbres, crématorium…). 

Ce article n’est qu’une ébauche. Tout étudiant en théâtre, français ou étranger, qui souhaiterait rédiger un mémoire ou une thèse sur l’univers théâtral de Jean-Pierre Martinez recevrait l’appui bienveillant de l’auteur.