Personnages

Comme dans l’univers de Tintin, certains personnages plus ou moins récurrents traversent la « comédie humaine » de Jean-Pierre Martinez. 

Alban (ou Pierre)

C’est le double de l’auteur lui-même. Le premier dont il aime à se moquer. Moins intelligent qu’il ne le croit, un peu imbu de lui-même donc, assez cynique et pas forcément très courageux, il poursuit cependant un rêve plutôt égoïste à travers une carrière souvent artistique et toujours ratée. Il est cependant mû par un désir de liberté. Et l’armure dont il s’est revêtu pour se protéger d’un monde désespérant, sur lequel il porte un regard désabusé, se fend parfois pour laisser entrevoir un certain humanisme déçu. C’est un peu Le Misanthrope. Le panache en moins…

Eve (ou Marie)

C’est son alter ego féminin. Sa femme généralement. Plus naïve, parce que plus optimiste que lui, elle est finalement plus réaliste. Plus ouverte sur les autres, c’est aussi elle qui l’entraîne involontairement dans des situations problématiques (servant de base à la comédie), tout en l’aidant à en sortir.

Patrick (ou Jérôme)

Familier, ami, voisin, collègue… Patrick est à lui seul un type social. En gros celui du « beauf ». C’est l’homme de tous les clichés. Il a cependant sa part d’humanité, comme tous les autres. Et c’est parfois lui qui ramène Alban a un peu plus de dignité en le mettant en face de ses contradictions ou de ses bassesses.

Nathalie (ou Christelle)

C’est la compagne de Patrick, et/ou son équivalent féminin. À eux d’eux, dans les comédies à quatre, ils tendent au couple principal dont on adopte le point de vue un miroir peu flatteur.

Ramirez et/ou Sanchez

Binôme de flics récurrents dans les comédies policières de Jean-Pierre Martinez, ou intervenant ponctuellement dans certaines de ses comédies de situations. Ramirez est le chef, et Sanchez son second. Le premier est donc plus futé que le second, mais dans une version tout aussi surréaliste. Ils conduisent bien sûr leurs enquêtes en dépit du bon sens, avec le plus grand cynisme pour ce qui est de Ramirez, et avec une extrême stupidité pour ce qui est de Sanchez. 

Le baron et/ou la baronne de Casteljarnac (ou de Karlsberg Kronenbourg)

Comme leur patronyme l’indique, les stéréotypes de vrais ou faux nobles désargentés, prêts à tout pour redorer leur blason.

Marcel et/ou Ginette

Patron et patronne de bistrot, comme lieu d’une socialité par défaut. 

Blanche

Sorte de Tatie Danielle dans une version plus populaire.

Jean-Alain Tristounet

Vice Champion du Monde de Pétanque du Nord Pas de Calais, détenteur des Palmes Académiques et de la Médaille du Mérite Agricole, auteur de théâtre le plus joué dans le Maine et Loire, et Président des Écrivains Assistés du Théâtre, il représente tout ce que l’auteur lui-même s’efforce de ne pas être, et dont il se moque afin de s’en prévenir. Bien entendu là encore, toute ressemblance avec une personne existant ou ayant existé serait pure coïncidence…

Cet article n’est qu’une ébauche. Tout étudiant en théâtre, français ou étranger, qui souhaiterait rédiger un mémoire ou une thèse sur l’univers théâtral de Jean-Pierre Martinez recevrait l’appui bienveillant de l’auteur.