Brèves de square

Une comédie à sketchs de Jean-Pierre Martinez

20 hommes ou femmes

« Sur le plus haut trône du monde, on n’est jamais assis que sur son cul » disait Montaigne. Alors sur un banc public, vous imaginez un peu… Dans un square, sur un banc, viennent s’asseoir tour à tour différents personnages aux destins singuliers, qui parfois s’entrecroisent.


Ce texte est offert gracieusement à la lecture. Avant toute exploitation publique, professionnelle ou amateur, vous devez obtenir l’autorisation de la SACD.


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BRÈVES DE SQUARE, la chanson. Paroles et Musique Jean-Pierre Martinez

Utilisation possible de ces chanson dans le cadre d’une mise en scène, sur simple demande à l’auteur et sans supplément de droits. Fichier sur demande mais seulement après avoir obtenu l’autorisation de la SACD pour ce qui est de l’utilisation du texte de la pièce.

Ces chansons peuvent aussi être interprétées en live par les comédiens de la pièce ou par des chanteurs, accompagnés par des musiciens présents sur scène, ou chantant sur une version d’accompagnement instrumentale enregistrée, fournie sur demande par l’auteur.

Nous vous invitons à découvrir l’ensemble du répertoire des chansons de Jean-Pierre Martinez sur son site dédié.

jeanpierremartinezmusic.com

 

 

 

 

 

 


Le banc public, observatoire de la comédie humaine

Onze scènes se déroulent autour du même banc, dans un square où se succèdent des personnages venus de tous les horizons. Certains ne font que passer, d’autres reviennent ou se croisent sans le savoir. La recherche d’un butin dissimulé sous le sable, l’enquête menée par deux policiers et l’annonce d’une improbable représentation créent des liens entre les épisodes et donnent au recueil une construction circulaire.

Le banc constitue un dispositif théâtral particulièrement efficace. Fixe et accessible à tous, il accueille tour à tour des mères de famille, des chômeurs, des retraités, des élus, des amoureux, des sans-abri ou un milliardaire égaré hors de son monde. Chaque arrivée transforme cet espace ordinaire en une nouvelle scène, tandis que les échos entre les dialogues font apparaître les existences individuelles comme les fragments d’une même comédie collective.

Le square est en principe un lieu commun, mais les hiérarchies sociales ne disparaissent pas lorsqu’on s’y assied. La satire révèle les fractures de classe, les impasses politiques, la précarité et les mécanismes d’exclusion. Les rôles se renversent pourtant sans cesse : le chauffeur comprend mieux le monde que son employeur, les représentants de l’ordre doutent de leur vocation et les responsables municipaux reproduisent les travers qu’ils prétendent combattre. Le comique naît de ces contradictions, rendues visibles par des dialogues directs et des situations familières.

La présence de l’auteur parmi les personnages et le jeu final autour d’une pièce encore à écrire donnent au recueil une dimension réflexive. Le square devient l’image même du théâtre : un espace ouvert où des inconnus se rencontrent, jouent momentanément leur rôle, puis cèdent leur place à d’autres. Sous la légèreté des échanges, Brèves de square compose ainsi un portrait sensible et ironique d’une société dont les membres partagent le même banc sans toujours habiter le même monde.