Des animaux et des hommes

Of animals and men –  De animales y hombres (español)De animais e homens (português)

Une comédie à sketchs de Jean-Pierre Martinez

De 2 à 40 hommes ou femmes

Fables contemporaines sur le monde comme il va… et surtout comme il ne va pas.


Ce texte est offert gracieusement à la lecture. Avant toute exploitation publique, professionnelle ou amateur, vous devez obtenir l’autorisation de la SACD.


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LE COUCOU, la chanson. Paroles et Musique Jean-Pierre Martinez

Utilisation possible de ces chanson dans le cadre d’une mise en scène, sur simple demande à l’auteur et sans supplément de droits. Fichier sur demande mais seulement après avoir obtenu l’autorisation de la SACD pour ce qui est de l’utilisation du texte de la pièce.

Ces chansons peuvent aussi être interprétées en live par les comédiens de la pièce ou par des chanteurs, accompagnés par des musiciens présents sur scène, ou chantant sur une version d’accompagnement instrumentale enregistrée, fournie sur demande par l’auteur.

Nous vous invitons à découvrir l’ensemble du répertoire des chansons de Jean-Pierre Martinez sur son site dédié.

jeanpierremartinezmusic.com

 

 

 

 

 

 


La ménagerie humaine : vingt-trois fables pour une espèce en crise

Le recueil rassemble vingt-trois dialogues autonomes mettant invariablement face à face deux voix anonymes, « Un » et « Deux ». Tantôt les personnages sont réellement des animaux doués de parole, tantôt l’animal annoncé par le titre devient une métaphore des comportements humains : termites, rapaces, prédateurs, proies ou perroquets. Cette composition fragmentaire transforme la scène en une sorte de zoo satirique où chaque espèce offre un nouvel angle d’observation sur la société contemporaine.

L’écriture repose sur une remarquable économie théâtrale. Quelques répliques suffisent pour installer une situation, faire dévier une conversation banale vers l’absurde et conduire à une chute souvent mordante. Les répétitions, les malentendus et les expressions animalières prises au pied de la lettre produisent un comique immédiat. Mais l’anonymat des personnages donne surtout aux échanges une valeur universelle : ces couples interchangeables semblent représenter les deux voix d’une même humanité, partagée entre lucidité et résignation.

Sous leur légèreté apparente, ces fables dressent un tableau très sombre du monde : progression de l’autoritarisme, retour du religieux, guerre, exploitation économique, xénophobie, destruction écologique, indifférence devant la souffrance et renoncement à la pensée personnelle. Les abeilles sont dépossédées du miel qu’elles produisent, les poules reprennent le discours hostile aux migrants et les perroquets répètent des opinions qu’ils n’ont jamais examinées. L’animalisation ne réduit donc pas les personnages à leurs instincts : elle révèle les mécanismes collectifs qui transforment les êtres humains en troupeau, en prédateurs ou en proies.

Jean-Pierre Martinez renverse ainsi la tradition de la fable. Les animaux ne servent plus seulement à instruire les hommes : ils leur renvoient l’image inquiétante de ce qu’ils sont devenus. L’espèce qui se prétend supérieure apparaît souvent moins libre, moins solidaire et moins raisonnable que celles qu’elle domine. Le rire ouvre alors sur une question politique et philosophique : si l’homme perd sa capacité de penser, de résister et de reconnaître l’autre, que lui reste-t-il encore de spécifiquement humain ?