LA CORDE

The ropeLa cuerdaA corda

Une comédie de Jean-Pierre Martinez

2 personnages masculins

Dans un pays sous la coupe d’un tyran, alors que la contestation gronde et que la répression fait rage, un médecin et un prêtre s’affrontent sur la question de savoir si le devoir sacré de leurs fonctions respectives prime ou non sur celui des citoyens qu’ils sont aussi l’un comme l’autre. L’enjeu n’étant rien moins que la vie ou la mort du dictateur et par conséquent le maintien du régime ou l’accélération de sa chute…


Ce texte est offert gracieusement à la lecture. Avant toute exploitation publique, professionnelle ou amateur, vous devez obtenir l’autorisation de la SACD.


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LA CORDE. Paroles et Musique Jean-Pierre Martinez

Utilisation possible de ces chanson dans le cadre d’une mise en scène, sur simple demande à l’auteur et sans supplément de droits. Fichier sur demande mais seulement après avoir obtenu l’autorisation de la SACD pour ce qui est de l’utilisation du texte de la pièce.

Ces chansons peuvent aussi être interprétées en live par les comédiens de la pièce ou par des chanteurs, accompagnés par des musiciens présents sur scène, ou chantant sur une version d’accompagnement instrumentale enregistrée, fournie sur demande par l’auteur.

Nous vous invitons à découvrir l’ensemble du répertoire des chansons de Jean-Pierre Martinez sur son site dédié.

jeanpierremartinezmusic.com

 

 

 

 

 

 


Un face-à-face tendu qui place le public devant un véritable dilemme

La Corde est une pièce à deux personnages construite comme un duel. Dans un pays soumis à une dictature, un médecin militaire découvre que le Général dont il a la charge souffre d’une maladie qui pourrait rapidement lui être fatale. S’il transmet son diagnostic, le dictateur sera soigné. S’il se tait, celui-ci mourra probablement et le régime pourrait tomber. Avant de prendre sa décision, il demande conseil à l’aumônier du Palais.

À partir de cette situation très simple, la pièce installe une tension qui monte progressivement. Les deux hommes défendent des positions opposées, sans que l’un ait entièrement raison ni l’autre entièrement tort. Le médecin veut mettre fin à la dictature et sauver ses victimes, mais il ne peut le faire qu’en trahissant son serment. Le prêtre défend le caractère sacré de la vie et de la parole donnée, au risque de contribuer, par son respect des principes, au maintien d’un régime criminel.

Cette confrontation offre deux rôles particulièrement intéressants à jouer. Chacun possède ses convictions, ses contradictions et ses faiblesses. Au fil de l’échange, les certitudes vacillent et le rapport de force évolue. Les deux personnages sont peu à peu contraints d’aller jusqu’au bout de leur raisonnement et d’en mesurer les conséquences concrètes.

La pièce repose essentiellement sur le dialogue, mais elle ne se réduit jamais à un débat d’idées. Les événements extérieurs rappellent régulièrement l’urgence de la situation : la répression dans les rues, la mort du chef de l’opposition, puis la menace qui se rapproche du Palais. Ce qui pourrait rester une discussion philosophique devient ainsi une question immédiate de vie ou de mort.

Le public est directement associé au dilemme. À plusieurs reprises, l’action s’interrompt et les personnages demandent aux spectateurs ce qu’ils feraient à leur place. Faut-il tendre une corde à un tyran qui se noie ? Faut-il sauver un dictateur lorsque sa mort pourrait épargner de nombreuses vies ? Peut-on trahir un secret pour empêcher un crime ? Ces interventions créent une relation particulière avec la salle et donnent naturellement envie de poursuivre la discussion après la représentation.

Malgré la gravité du sujet, La Corde n’est pas une pièce pesante. Le face-à-face est ponctué d’ironie et de traits d’humour qui relâchent régulièrement la tension et donnent aux personnages une véritable humanité.

Pour une compagnie, le dispositif scénique est particulièrement simple : deux interprètes, un lieu unique et peu d’éléments de décor. Toute la force du spectacle repose sur le jeu, l’écoute entre les partenaires et la progression de la confrontation.

La Corde s’adresse ainsi aux compagnies qui recherchent une pièce à la fois accessible, exigeante pour les comédiens et susceptible de provoquer une vraie réaction dans la salle. Elle ne donne pas de leçon et n’impose aucune réponse. Elle place simplement les personnages — et avec eux les spectateurs — devant des choix auxquels il est facile de répondre en théorie, beaucoup moins lorsque les circonstances obligent à décider.

Quelques montages documentés

  • 2025 – Bucaramanga (Colombie), Teatro Arte : création de la pièce dans sa version espagnole, La Cuerda.
  • 2026 – Pérouse (Italie), Teatro Franco Bicini : La Corda, Compagnia del Canguasto, mise en scène de Mariella Chiarini. Six représentations sont annoncées les 14, 15, 21, 22, 28 et 29 novembre 2026.