| Don’t panic! – ¡Tranquilo! (español) – Calma! (português) |
Une comédie à sketchs de Jean-Pierre Martinez
30 hommes ou femmes
Une comédie à sketchs en forme de jeu littéraire. Chacune des quinze saynètes à deux personnages composant ce recueil commence par la même réplique : Promets-moi de ne pas paniquer… L’occasion d’aborder avec humour les sujets les plus absurdes… souvent révélateurs de notre plus profonde humanité.
Ce texte est offert gracieusement à la lecture. Avant toute exploitation publique, professionnelle ou amateur, vous devez obtenir l’autorisation de la SACD.
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BRÈVES DE COULISSES, la chanson. Paroles et Musique Jean-Pierre Martinez
Utilisation possible de ces chanson dans le cadre d’une mise en scène, sur simple demande à l’auteur et sans supplément de droits. Fichier sur demande mais seulement après avoir obtenu l’autorisation de la SACD pour ce qui est de l’utilisation du texte de la pièce.
Ces chansons peuvent aussi être interprétées en live par les comédiens de la pièce ou par des chanteurs, accompagnés par des musiciens présents sur scène, ou chantant sur une version d’accompagnement instrumentale enregistrée, fournie sur demande par l’auteur.
Nous vous invitons à découvrir l’ensemble du répertoire des chansons de Jean-Pierre Martinez sur son site dédié.
La comédie en état d’alerte
Pas de panique ! réunit quinze saynètes à deux personnages qui commencent toutes par la même réplique : « Promets-moi de ne pas paniquer… » L’annonce qui suit peut concerner une véritable catastrophe — un avion privé de ses moteurs, un naufrage ou l’arrivée d’extraterrestres — comme un événement parfaitement anodin : un lacet défait, une invitation à prendre l’apéritif ou un changement d’heure. La pièce confronte ainsi les grandes menaces collectives aux minuscules inquiétudes du quotidien.
Cette phrase initiale fonctionne comme un véritable déclencheur théâtral. Loin de rassurer, elle installe immédiatement l’attente du pire. L’un des personnages tente d’exposer calmement la situation tandis que l’autre l’interroge, en mesure progressivement les conséquences et finit par communiquer sa peur à son interlocuteur. La panique circule alors entre eux, s’amplifie par le dialogue et fait dérailler le raisonnement. Le spectateur, qui connaît le principe du jeu, attend moins l’annonce elle-même que la manière dont elle va provoquer cette escalade.
Les dangers évoqués servent surtout de révélateurs. Face à l’inconnu, les personnages retrouvent leurs réflexes les plus humains : faire des provisions, préserver les apparences, chercher un responsable ou imaginer immédiatement le scénario le plus catastrophique. De la religion à la politique, du dérèglement climatique à la solitude sociale, la pièce montre comment nos peurs se nourrissent de nos préjugés et de notre besoin de tout contrôler. Même la découverte du secret de l’univers ne parvient pas à détourner durablement les personnages de leurs préoccupations les plus immédiates.
La répétition de la même ouverture ne produit jamais le même effet, car elle confronte chaque fois la peur à un registre différent : satire, fantastique, comédie de mœurs, absurde ou réflexion métaphysique. Le dispositif très léger et les rôles interchangeables permettent aux comédiens de multiplier les caractères et les rythmes. La dernière saynète ramène enfin la panique au monde du théâtre lui-même, lorsque deux acteurs découvrent que leur fille veut suivre leur métier. Pas de panique ! transforme ainsi l’angoisse en jeu scénique : une comédie vive et mordante sur notre étonnante faculté à fabriquer des catastrophes — y compris lorsqu’il n’y a presque rien à craindre.



