Un petit pas pour une femme, un bond en arrière pour l’Humanité

One small step for a woman –  Un pequeño paso para una mujer – Un pequeno passo para uma mulher

Une comédie de Jean-Pierre Martinez

Deux hommes et un femme OU un homme et deux femmes

Un couple d’astronautes est en route pour Mars en vue d’y établir une colonie, et de jeter les bases d’une nouvelle Humanité… plus humaniste. Suite à un mystérieux accident, ce périple dans l’espace tourne au voyage dans le temps… Entre un futur apocalyptique et un passé portant les germes des catastrophes à venir, il peut être tentant de vouloir réécrire l’Histoire… et pourquoi pas la Bible !


Ce texte est offert gracieusement à la lecture. Avant toute exploitation publique, professionnelle ou amateur, vous devez obtenir l’autorisation de la SACD.


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QUATRE ÉTOILES, la chanson. Paroles et Musique Jean-Pierre Martinez

Utilisation possible de ces chanson dans le cadre d’une mise en scène, sur simple demande à l’auteur et sans supplément de droits. Fichier sur demande mais seulement après avoir obtenu l’autorisation de la SACD pour ce qui est de l’utilisation du texte de la pièce.

Ces chansons peuvent aussi être interprétées en live par les comédiens de la pièce ou par des chanteurs, accompagnés par des musiciens présents sur scène, ou chantant sur une version d’accompagnement instrumentale enregistrée, fournie sur demande par l’auteur.

Nous vous invitons à découvrir l’ensemble du répertoire des chansons de Jean-Pierre Martinez sur son site dédié.

jeanpierremartinezmusic.com

 

 

 

 


De Mars… à Bethléem : refonder l’Humanité ?

Mary et Joe, un couple d’astronautes tout juste marié, partent pour Mars afin d’y préparer l’installation d’une colonie destinée à offrir une nouvelle chance à l’Humanité. Mais leur retour vers la Terre tourne au voyage dans le temps. Confrontés aux conséquences de l’Histoire autant qu’à la possibilité de la réécrire, ils se retrouvent bientôt devant une question vertigineuse : si l’on pouvait tout recommencer, ferait-on vraiment mieux la seconde fois ?

La pièce emprunte à la science-fiction ses grands motifs — conquête spatiale, catastrophe écologique, extinction de l’humanité, voyage dans le temps — mais les traite sur le mode d’une comédie volontiers burlesque. Le contraste entre l’ampleur des enjeux et la trivialité des préoccupations des personnages produit une grande partie du comique : on parle de sauver l’espèce humaine tout en se disputant pour une infidélité, une partie de Scrabble, des toilettes bouchées ou un salaire impayé. Cette confrontation constante entre le cosmique et le quotidien permet à la pièce d’aborder des questions graves sans jamais abandonner le registre de la comédie.

Sous cette apparente fantaisie, la satire est pourtant très construite. Le rêve de Brian de fonder sur Mars une civilisation nouvelle reproduit immédiatement les travers de l’ancienne : logique commerciale, discours publicitaire, fantasme colonial et foi naïve dans le progrès technologique. Lorsque l’Humanité apparaît finalement comme une espèce incapable de survivre à ses propres inventions, la fuite vers une autre planète se révèle illusoire : changer de monde ne suffit pas si l’on emporte avec soi les mêmes comportements. Le voyage dans l’espace devient ainsi progressivement un voyage dans l’histoire de nos croyances et de nos contradictions.

Le dernier mouvement pousse cette logique jusqu’à l’absurde en donnant aux personnages la possibilité non plus de prévoir l’avenir, mais de modifier le passé. La pièce transforme alors la question écologique et politique en interrogation philosophique : l’Histoire aurait-elle pu suivre un autre chemin ? Et qui pourrait prétendre savoir comment la réécrire ? La pirouette finale, qui place une femme au cœur d’un récit fondateur traditionnellement masculin, referme avec humour la boucle ouverte par le titre. Derrière la comédie de science-fiction se dessine ainsi une satire du progrès, des religions et des utopies, mais surtout de cette éternelle tentation humaine de croire qu’il suffirait de repartir de zéro pour devenir enfin meilleurs.