| Family Tree – Denominación de Origen no Controlada – Denominação de Origem Não Controlada |
Une comédie de Jean-Pierre Martinez
Deux hommes et deux femmes
Diane présente à ses parents Karim, son fiancé. Agacé par l’attitude pour le moins condescendante de sa future belle-famille, un peu trop fière de son ascendance française qui remonterait jusqu’au Moyen âge, Karim met au défi Diane de prouver par un test ADN la pureté de ses origines ethniques. Ce test aux résultats inattendus va déclencher une réaction en chaîne…
Ce texte est offert gracieusement à la lecture. Avant toute exploitation publique, professionnelle ou amateur, vous devez obtenir l’autorisation de la SACD.
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ADN, la chanson. Paroles et Musique Jean-Pierre Martinez
Utilisation possible de cette chanson dans le cadre d’une mise en scène, sur simple demande à l’auteur et sans supplément de droits. Fichier sur demande mais seulement après avoir obtenu l’autorisation de la SACD pour ce qui est de l’utilisation du texte de la pièce.
Ces chansons peuvent aussi être interprétées en live par les comédiens de la pièce ou par des chanteurs, accompagnés par des musiciens présents sur scène, ou chantant sur une version d’accompagnement instrumentale enregistrée, fournie sur demande par l’auteur. Nous vous invitons à découvrir l’ensemble du répertoire des chansons de Jean-Pierre Martinez sur son site dédié
Une comédie moquant le mythe de la noblesse des origines
Diane annonce à ses parents qu’elle va épouser Karim, Français d’origine marocaine. Dans cette famille catholique et conservatrice, très fière d’une ascendance française qui remonterait jusqu’au Moyen Âge, la nouvelle est accueillie avec une réserve difficile à dissimuler. Agacé par ces préjugés, Karim met Diane au défi de vérifier par un test ADN la « pureté » de ses propres origines. Ce qui devait être une simple provocation va ouvrir une boîte de Pandore et faire vaciller quelques solides certitudes.
La pièce repose sur une mécanique de comédie particulièrement efficace. À partir de l’annonce d’un mariage et d’un simple test ADN, les révélations s’enchaînent et redistribuent sans cesse les rôles. Ceux qui regardaient avec méfiance les origines des autres découvrent que leur propre histoire familiale est beaucoup moins simple qu’ils ne l’imaginaient. Et Karim lui-même, qui croyait pouvoir donner une leçon à sa future belle-famille, finit par se retrouver pris à son propre jeu.
Sous les ressorts du boulevard et les quiproquos identitaires, la comédie pose pourtant une vraie question : qu’est-ce qui fait une famille ? La réponse la plus touchante vient paradoxalement d’Édouard, le personnage qui semble au départ le plus attaché à la généalogie et à la continuité d’une lignée. Il révèle qu’il a toujours su que Diane n’était pas sa fille biologique, mais qu’il ne l’a jamais considérée autrement que comme sa fille. La filiation apparaît alors moins comme une affaire de chromosomes que comme une histoire d’amour, de choix et de transmission.
La pièce pousse ainsi jusqu’au bout son jeu de brouillage des appartenances : française, arabe, catholique, musulmane ou juive, chaque identité que l’on croyait bien établie se révèle plus incertaine ou plus composite qu’il n’y paraît. Et lorsque Diane annonce finalement qu’elle attend un enfant, la question des origines laisse place à celle de l’avenir. Après avoir passé toute la pièce à chercher d’où ils viennent, les personnages comprennent peut-être enfin que l’essentiel est de savoir ce qu’ils veulent transmettre.



