Brèves de confinement

Une comédie à sketchs de Jean-Pierre Martinez

Pour 2 à 32 comédiens (sexes des personnages indifférents)

Comédie à sketchs inspirée par la crise sanitaire.


Ce texte est offert gracieusement à la lecture. Avant toute exploitation publique, professionnelle ou amateur, vous devez obtenir l’autorisation de la SACD.


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BRÈVES DE CONFINEMENT, la chanson. Paroles et Musique Jean-Pierre Martinez

Utilisation possible de ces chanson dans le cadre d’une mise en scène, sur simple demande à l’auteur et sans supplément de droits. Fichier sur demande mais seulement après avoir obtenu l’autorisation de la SACD pour ce qui est de l’utilisation du texte de la pièce.

Ces chansons peuvent aussi être interprétées en live par les comédiens de la pièce ou par des chanteurs, accompagnés par des musiciens présents sur scène, ou chantant sur une version d’accompagnement instrumentale enregistrée, fournie sur demande par l’auteur.

Nous vous invitons à découvrir l’ensemble du répertoire des chansons de Jean-Pierre Martinez sur son site dédié.

jeanpierremartinezmusic.com

 

 

 

 

 


1. Click and collect

2. Candidat vaccin

3. Retour à la nature

4. Effets secondaires

5. Conversation virale

6. Retour à la vie

7. Mauvais goût

8. Retour à la terre

9. Rencontre avortée

10. Rencontre supposée

11. Confiné à vie

12. Immaculée contraception

13. La vie normale

14. Échange standard

15. Déjà vu

16. La dernière séance


Le confinement, révélateur de tous nos enfermements

À travers seize sketches, la pièce saisit les situations nées de la crise sanitaire avant de les prolonger jusqu’à l’absurde et à la dystopie. Attestations de sortie, vaccins, masques, télétravail, isolement ou réouverture des cafés composent d’abord un univers immédiatement reconnaissable. Peu à peu, cette réalité bascule vers un futur où les virus dialoguent, les humains servent de cobayes et les organes des condamnés deviennent les pièces détachées d’une nouvelle économie.

Le confinement ne constitue pas seulement le sujet du recueil : il en devient le principe dramaturgique. Les personnages sont presque toujours enfermés à deux, dans un couple, une chambre d’hôpital, une conversation téléphonique ou une cellule. Ils cherchent à communiquer, mais restent prisonniers de leurs peurs, de leurs certitudes et d’un langage officiel devenu incompréhensible. La forme du dialogue bref fait ressortir cette solitude, tandis que la distribution très modulable permet de composer un spectacle avec deux à trente-deux interprètes.

La mécanique comique repose sur le détournement du vocabulaire sanitaire, administratif et médiatique. Un vaccin passe un entretien d’embauche, deux virus comparent leurs carrières et la perte du goût devient une épidémie de mauvais goût. Derrière ces renversements se dessine une satire des discours politiques, de la surveillance, du marché pharmaceutique et des théories du complot. La crise agit comme un révélateur : elle met au jour la fragilité des couples, la solitude des individus et les absurdités d’une « vie normale » que chacun prétend pourtant vouloir retrouver.

À mesure que les sketches s’enchaînent, l’enfermement sanitaire prend une dimension plus générale. Il devient social, politique, économique et finalement existentiel. La dernière scène ramène cette réflexion au théâtre lui-même, art de la présence collective particulièrement menacé par la fermeture des salles. Face à l’éventualité de la dernière représentation, acteurs et spectateurs prennent conscience de ce qui les unit encore : le privilège fragile d’être réunis, au même endroit et au même instant, avant que la lumière ne s’éteigne.