Y a-t-il un auteur dans la salle ?

Is there an author in the audience? – ¿Hay algún autor en la sala? – Há um autor na sala? – JE TADY V SÁLE NĚJAKÝ AUTOR?

Une comédie de Jean-Pierre Martinez

4 personnages de sexe indifférent

4H ou 3H/1F ou 2H/2F ou 1H/3F ou 4F

Sept ans ont passé depuis la fermeture de tous les théâtres en raison de la crise sanitaire. Trois comédiens présumés arrivent sur scène pour un casting. À moins qu’il ne s’agisse d’une lecture publique. Ou même de la première du spectacle… Le problème c’est qu’ils n’ont pas le texte de la pièce. L’auteur ne l’a pas encore écrite. Il va falloir improviser…


Ce texte est offert gracieusement à la lecture. Avant toute exploitation publique, professionnelle ou amateur, vous devez obtenir l’autorisation de la SACD.


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Y’A-T-IL UN AUTEUR DANS LA SALLE ? la chanson. Paroles et Musique Jean-Pierre Martinez

Utilisation possible de ces chanson dans le cadre d’une mise en scène, sur simple demande à l’auteur et sans supplément de droits. Fichier sur demande mais seulement après avoir obtenu l’autorisation de la SACD pour ce qui est de l’utilisation du texte de la pièce.

Ces chansons peuvent aussi être interprétées en live par les comédiens de la pièce ou par des chanteurs, accompagnés par des musiciens présents sur scène, ou chantant sur une version d’accompagnement instrumentale enregistrée, fournie sur demande par l’auteur.

Nous vous invitons à découvrir l’ensemble du répertoire des chansons de Jean-Pierre Martinez sur son site dédié.

jeanpierremartinezmusic.com

 

 

 

 

 

 


Des personnages en quête d’auteur

Sept ans après la fermeture des théâtres provoquée par une interminable crise sanitaire, trois comédiens supposés se retrouvent sur une scène vide. Ils ignorent s’ils ont été convoqués pour un casting, une lecture ou la première d’un spectacle. Le public est pourtant présent, les billets ont été vendus, mais la pièce n’a jamais été écrite. Enfermés dans le théâtre, ils doivent donc inventer ce qu’ils sont venus jouer, avant de découvrir que le spectateur sollicité pour les aider n’est autre que l’auteur défaillant.

L’absence de texte devient le moteur même de la dramaturgie. Les hésitations, les silences et les échanges destinés à meubler l’attente composent peu à peu la pièce que les personnages croient encore chercher. Tout devient incertain : sont-ils acteurs ou personnages, improvisent-ils ou récitent-ils, assistons-nous à une répétition ou à la représentation elle-même ? Le quatrième mur, constamment désigné puis traversé, place le public au cœur de cette mise en abyme.

La pièce propose aussi une satire du monde théâtral fragilisé par la crise : artistes sans emploi, salles en faillite, producteurs en fuite, critique impuissant et auteur privé d’inspiration. Elle ironise sur un spectacle vivant déclaré « inessentiel », bientôt menacé d’être remplacé par des voix de synthèse, des robots et des spectateurs virtuels. Pourtant, alors même que toutes les fonctions traditionnelles semblent avoir disparu, la simple rencontre entre quelques êtres sur une scène et un public suffit à faire renaître le théâtre.

La comédie prend ainsi une dimension plus philosophique. Livrés à eux-mêmes, ces personnages sans auteur deviennent des créatures orphelines de leur créateur, libres mais contraintes d’inventer seules leur raison d’exister. La mort symbolique de l’auteur rejoint celle de Dieu, tandis que la création théâtrale devient une image de la condition humaine. Après sept années d’entracte, le spectacle peut recommencer parce qu’il reste des comédiens prêts à jouer — et surtout des spectateurs pour les regarder.