| Check to the kings – Jaque Mate – Xeque-Mate |
Une comédie de Jean-Pierre Martinez
8 comédiens
Certains rôles sont indifféremment masculins ou féminins
6H/2F, 5H/3F, 4H/4F, 3H/5F, 2H/6F
La politique s’apparente souvent à une partie d’échecs, excluant toute notion de morale. Que l’on joue avec les blancs ou avec les noirs, il s’agit toujours pour un camp de vaincre l’autre afin qu’il ne reste plus qu’un seul roi. Un jeu absurde, puisqu’avec la défaite de l’adversaire, c’est aussi la partie qui se termine. Et que le seul avenir possible ne saurait être qu’une éventuelle revanche. Tel est le sujet de cette comédie grinçante où roi et reine, et ceux qui intriguent pour les remplacer, n’hésitent pas à sacrifier les pions pour gagner la partie. Une illustration tragi-comique des extravagances auxquelles peuvent s’abandonner ceux qui succombent au virus de la politique…
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LE ROI DES CONS, la chanson. Paroles et Musique Jean-Pierre Martinez
Utilisation possible de ces chanson dans le cadre d’une mise en scène, sur simple demande à l’auteur et sans supplément de droits. Fichier sur demande mais seulement après avoir obtenu l’autorisation de la SACD pour ce qui est de l’utilisation du texte de la pièce.
Ces chansons peuvent aussi être interprétées en live par les comédiens de la pièce ou par des chanteurs, accompagnés par des musiciens présents sur scène, ou chantant sur une version d’accompagnement instrumentale enregistrée, fournie sur demande par l’auteur.
Nous vous invitons à découvrir l’ensemble du répertoire des chansons de Jean-Pierre Martinez sur son site dédié.
Les échecs comme métaphore d’un jeu du pouvoir qui ne laisse que des perdants
Dans un royaume imaginaire, un ancien président démocratiquement élu, devenu président à vie puis monarque, affronte la révolte d’un peuple affamé. Pour sauver le régime, sa ministre et un général organisent une épidémie destinée à détourner la colère populaire. Face à eux, la princesse et le chef de l’opposition tentent de déjouer le complot. Mais lorsque l’alternance arrive enfin, les nouveaux dirigeants découvrent à leur tour les séductions du pouvoir.
La métaphore des échecs structure toute la pièce. Les personnages ne portent aucun nom : ils sont le Roi, la Reine, la Ministre, le Général ou le Leader, comme autant de pièces définies par leur fonction. Chacun croit conduire la partie tout en servant les manœuvres d’un autre. Les alliances changent, les pions sont sacrifiés, mais la règle demeure : il faut vaincre l’adversaire pour prendre sa place. Le retour de l’échiquier dans l’épilogue souligne ainsi la circularité du jeu politique.
Cette mécanique prend la forme d’une comédie résolument burlesque. Quiproquos autour des expressions populaires, anachronismes, renversements de situation et trivialité scatologique transforment la crise politique en farce. Le décalage entre la gravité des décisions et la légèreté des préoccupations de la cour produit un comique grinçant. La mise en abyme théâtrale prolonge cette satire : les gouvernants sont des comédiens, tandis que le théâtre devrait redevenir un lieu de contestation du pouvoir.
La pièce ne dénonce donc pas seulement un tyran, mais un système capable de survivre à ceux qui l’incarnent. La peur permet de suspendre les libertés, la propagande transforme une catastrophe en victoire gouvernementale et l’opposition finit par adopter les raisonnements de l’ancien régime. Les élections rétablissent les apparences de la démocratie sans modifier la condition de ceux qui servent. Sous les dehors de la farce, Échecs aux Rois pose ainsi une question politique inquiétante : comment sortir de la partie lorsque tous les prétendants au pouvoir acceptent d’en conserver les règles ?

