| The Deal – El Contrato – O Contrato |
Une comédie de Jean-Pierre Martinez
4 personnages de sexe indifférent
4H ou 3H/1F ou 2H/2F ou 1H/3F ou 4F
Alex écrit des comédies pour le théâtre… qui à ce jour n’intéressent personne. Il envisage d’abandonner sa carrière de dramaturge pour chercher un vrai boulot… C’est alors qu’il reçoit un appel d’une célèbre productrice parisienne. Elle vient de lire sa dernière pièce et veut absolument la monter. L’occasion pour Alex de voir son talent reconnu ! Enthousiaste et pressée, elle s’apprête à débarquer chez lui afin qu’il signe un contrat d’exclusivité. Mais ce coup de fil inespéré est aussitôt suivi d’un autre. Fred, le copain d’Alex, qui détient déjà les droits de la pièce, lui annonce qu’il va enfin la monter. Il a investi toutes ses économies dans la location d’un petit théâtre.
Comment faire en sorte que ce « loser » sympathique abandonne son projet sans que cela passe pour une trahison de la part de son meilleur ami ?
Ce texte est offert gracieusement à la lecture. Avant toute exploitation publique, professionnelle ou amateur, vous devez obtenir l’autorisation de la SACD.
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REVERS DE DÉCORS. Paroles et Musique Jean-Pierre Martinez
Utilisation possible de ces chanson dans le cadre d’une mise en scène, sur simple demande à l’auteur et sans supplément de droits. Fichier sur demande mais seulement après avoir obtenu l’autorisation de la SACD pour ce qui est de l’utilisation du texte de la pièce.
Ces chansons peuvent aussi être interprétées en live par les comédiens de la pièce ou par des chanteurs, accompagnés par des musiciens présents sur scène, ou chantant sur une version d’accompagnement instrumentale enregistrée, fournie sur demande par l’auteur.
Nous vous invitons à découvrir l’ensemble du répertoire des chansons de Jean-Pierre Martinez sur son site dédié.
Peuton vraiment réussir sans (se) trahir ?
Alex, auteur de comédies qui ne trouvent pas preneur, s’apprête à renoncer au théâtre lorsqu’une productrice parisienne reconnue lui propose soudain de monter sa dernière pièce. Mais cette chance inespérée se heurte à un engagement oublié : Fred, un vieil ami auquel Alex avait accordé les droits, vient d’investir toutes ses économies pour présenter la même pièce à Avignon. Alex doit alors choisir entre la fidélité à celui qui a cru en lui et la perspective d’une réussite professionnelle longtemps attendue.
À partir de ce dilemme très simple, Le Contrat construit une mécanique de comédie fondée sur une succession de révélations qui déplacent constamment les termes du choix. La proposition prestigieuse se révèle peu à peu moins séduisante : la productrice veut transformer la pièce, changer son titre, réécrire les dialogues et s’attribuer une part importante des droits. Derrière la satire très documentée du milieu théâtral — Avignon, les exclusivités, les têtes d’affiche, les adaptations et les stratégies de production — se pose ainsi une question plus profonde : jusqu’où peut-on accepter de se compromettre pour réussir ?
Le titre prend alors une dimension plus large. Il ne désigne pas seulement le document que Margaux veut faire signer à Alex : tous les personnages sont liés par des sortes de contrats implicites. Alex doit quelque chose à Fred au nom de l’amitié, à Elsa au nom de leur couple et à lui-même au nom de son ambition d’auteur. Même le projet de mariage apparaît comme un autre « contrat ». La pièce confronte ainsi les engagements officiels aux fidélités affectives, tout en montrant combien les motivations humaines restent mêlées d’intérêt, de désir, d’ambition et de mauvaise foi.
Le dénouement évite cependant toute morale simpliste. Alex renonce finalement au prestigieux contrat et choisit de faire confiance à Fred, mais les dernières révélations viennent aussitôt fragiliser la noblesse de ce choix : le sacrifice passé de Fred n’était pas exactement celui qu’il prétendait, et ses propres motivations sont loin d’être désintéressées. Le Contrat devient ainsi une comédie sur les compromis que chacun passe avec les autres et avec lui-même. Sous la satire du monde du théâtre, la pièce suggère avec ironie qu’il est parfois difficile de séparer la fidélité et l’intérêt, la générosité et le calcul et l’intégrité et l’illusion.



