Y a-t-il un critique dans la salle ?

Is there a critic in the audience? – ¿Hay algún crítico en la sala?  –  ¿Hay algum crítico na sala?  

Une comédie de Jean-Pierre Martinez

4 personnages de sexe indifférent

4H ou 3H/1F ou 2H/2F ou 1H/3F ou 4F

Pour Fred et Sam, cette première participation au Festival d’Avignon est un rêve qui se réalise enfin. Mais à Avignon, les rêves tournent parfois au cauchemar. Dès après la première, une critique assassine vient dissuader le public d’assister à ce spectacle déjà bien mal parti. Au bord du naufrage, à leurs risques et périls, ces deux loosers sympathiques vont opter pour une solution très radicale… Un hommage à tous ces comédiens de l’ombre en quête d’un peu de lumière, et un éloge de l’échec lorsqu’il est magnifié par la passion…


Ce texte est offert gracieusement à la lecture. Avant toute exploitation publique, professionnelle ou amateur, vous devez obtenir l’autorisation de la SACD.


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Y A-T-IL UN CRITIQUE DANS LA SALLE ? Paroles et Musique Jean-Pierre Martinez

RANCE CULTURE, Paroles et Musique Jean-Pierre Martinez

Utilisation possible de ces chanson dans le cadre d’une mise en scène, sur simple demande à l’auteur et sans supplément de droits. Fichier sur demande mais seulement après avoir obtenu l’autorisation de la SACD pour ce qui est de l’utilisation du texte de la pièce.

Ces chansons peuvent aussi être interprétées en live par les comédiens de la pièce ou par des chanteurs, accompagnés par des musiciens présents sur scène, ou chantant sur une version d’accompagnement instrumentale enregistrée, fournie sur demande par l’auteur.

Nous vous invitons à découvrir l’ensemble du répertoire des chansons de Jean-Pierre Martinez sur son site dédié.

jeanpierremartinezmusic.com

 

 

 

 

 


Avignon : le rêve théâtral pris au piège du marché

Fred et Sam participent pour la première fois au Festival d’Avignon, après avoir investi toutes leurs économies dans un spectacle qu’ils ont écrit et interprètent eux-mêmes. Mais les réservations restent désespérément rares et une critique assassine, publiée dès le lendemain de la première, semble condamner définitivement leur aventure. Persuadés que le journaliste vient de ruiner leur carrière, les deux comédiens décident de l’enlever pour le contraindre à revenir sur son jugement.

La pièce part d’une chronique très concrète du OFF — chaleur, tractage, affichage sauvage, location exorbitante d’une salle minuscule — avant de basculer dans une comédie criminelle de plus en plus absurde. Chaque tentative pour sauver le spectacle aggrave la situation : la mauvaise critique conduit à l’enlèvement, puis à une seconde prise d’otage et bientôt à la menace d’un fait divers. Le public lui-même devient témoin, puis complice, de cette fuite en avant.

Cette mécanique nourrit une satire du marché théâtral. À Avignon, tout le monde semble tirer profit du rêve des petites compagnies : propriétaires de salles, logeurs, imprimeurs, commerçants et attachés de presse. Les artistes, pourtant indispensables au festival, supportent seuls les risques financiers et doivent encore lutter pour obtenir un peu de visibilité. La critique dispose alors d’un pouvoir considérable : présentée comme une simple opinion, elle peut avoir des conséquences économiques immédiates sur un spectacle fragile.

La pièce ne fait pourtant pas des comédiens d’innocentes victimes. Leur spectacle est peut-être réellement mauvais, leur orgueil les empêche d’entendre le moindre jugement et leur passion finit par tourner à l’aveuglement. Mais leur échec même devient une matière théâtrale : le désastre qu’ils viennent de vivre leur fournit le sujet de leur prochain spectacle. Y a-t-il un critique dans la salle ? célèbre ainsi ces artistes de l’ombre qui persistent malgré tout, en montrant que le théâtre peut transformer une humiliation en comédie — et un naufrage en nouveau départ.