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Le Quartet Mark Whitfield – Joe Farnsworth met le feu à L’Oriflamme !

Il est rare de voir ensemble sur une scène française deux aussi grosses pointures du jazz d’outre-Atlantique. Il était encore plus improbable de les réunir dans un théâtre avignonnais qui vient à peine d’ouvrir ses portes au cœur même de la Cité des Papes. Patrick Zard et Julien Cafaro, les deux directeurs de ce nouveau lieu à la programmation très éclectique, ont saisi l’occasion du passage en France de ces deux stars américaines pour les inviter à offrir à une centaine de privilégiés un concert inoubliable. Pendant plus de deux heures, en deux sets gagnants, les deux complices Mark Whitfield (à la guitare) et Joe Farnsworth (à la batterie), accompagnés pour la circonstance d’Olivier Truchot (au piano) et de Patrick Maradan (à la basse), ont enflammé le public en revisitant avec un enthousiasme communicatif et une incroyable virtuosité les plus grands standards du jazz ou leurs propres compositions. Le spectacle était aussi visuel avec ce guitariste monté sur ressorts, chantant ses notes autant qu’il les joue, face à son impassible batteur impeccablement mis dans son costume cravate, caressant les fûts de sa batterie avant de les matraquer sans qu’une seule goutte de sueur perle à son front. Avec ce concert d’exception, ces quatre musiciens hors normes, qui se sont produits sur les scènes du monde entier avec les plus grands (Quincy Jones, Ray Charles, Herbie Hancock ou encore Scott Hamilton), laisseront assurément une empreinte indélébile dans la mémoire des amoureux du jazz présents ce soir-là à L’Oriflamme, et qui dans de nombreuses années encore pourront dire « j’y étais ». Merci à L’Oriflamme pour ce cadeau. Et à bientôt pour d’autres rendez-vous dans ce nouveau théâtre, notamment pendant le prochain festival OFF qui devrait être un bon cru, avec une très belle programmation.Critique de Jean-Pierre Martinez

Joe Farnsworth – Batterie
Mark Whitfield – Guitare
Olivier Truchot – Piano
Patrick Maradan – Contrebasse

Voir l’article de Libre Théâtre Un nouveau théâtre à Avignon : L’Oriflamme dirigé par Patrick Zard et Julien Cafaro

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Les Raisins de la colère par la Compagnie Sea Art

Spectacle vu le 19 mai 2022 au Théâtre du Balcon

1929. Tandis qu’un crack boursier précipite l’Amérique dans la plus grave crise économique de son histoire, une sécheresse exceptionnelle, prémices d’une crise écologique plus profonde, jette sur les routes des millions de petits exploitants agricoles ruinés par la destruction de leurs récoltes et par l’avidité impitoyable des banques. Un exode rural massif qui pousse ces paysans de l’Oklahoma, du Texas et du Kansas, vers la Californie où se développe dans le même temps une agriculture industrialisée aux mains d’une poignée de très grands propriétaires. Ces migrants de l’intérieur, qui conservent la foi dans le rêve américain, espèrent trouver là-bas, avec un nouvel emploi, une nouvelle vie. Ils n’y trouveront que l’exploitation et la misère. Tandis que certains, dans cette confrontation brutale avec un capitalisme sauvage qui ne peut prospérer que par l’asservissement des hommes, découvriront la réalité de la lutte des classes, et accéderont à une conscience politique.

Telle est la toile de fond et l’argument du roman de John Steinbeck qui, à travers le regard singulier et le destin particulier de la famille Joad, nous brosse une fresque magistrale de cette épopée à la fois fondatrice et traumatique de l’histoire des États-Unis. Le roman de Steinbeck est donc aussi une saga familiale, convoquant d’innombrables personnages. Même avec des moyens considérables, comment donner vie de façon crédible sur la scène d’un théâtre à une telle épopée, portée à l’écran en 1940 par John Ford dans un grand film hollywoodien de plus de deux heures ? La réponse apportée par Xavier Simonin, l’homme-orchestre de ce spectacle, est simple : jouer à lui tout seul tous les rôles. À la fois adaptateur, metteur en scène et unique comédien, Xavier Simonin réussit son pari en revenant tout simplement au texte magistral de Steinbeck, sans se perdre dans une tentative forcément désespérée de proposer un remake théâtral du film. Il fallait cependant pour relever ce défi un conteur hors norme. En véritable démiurge, Xavier Simonin parvient dès les premières minutes, en modulant sa voix, ses intonations et sa gestualité, à faire surgir et à faire vivre devant nous les personnages hauts en couleur et en émotions de Steinbeck, et à nous jeter en compagnie de Tom Joad sur la route 66 vers cette Californie rêvée qui tournera au cauchemar, avant un éveil salutaire de la conscience qui seul pourra sauver le monde de l’apocalypse. Un sujet qui, on l’aura compris, reste plus que jamais d’actualité.

Il serait injuste, cependant, d’oublier la dimension visuelle et surtout musicale de ce spectacle, qui ajoute à la prouesse de ce conteur exceptionnel une profondeur poétique et quasi hypnotique. L’histoire de l’Amérique, en effet, est indissociable de celle de sa musique. De toutes ses musiques. Il s’agit plus particulièrement ici de cette musique folk à laquelle Woody Guthrie, avec le début des protest songs, confère une dimension politique. Accompagnant le conteur, Claire Nivard et Glenn Arzel nous permettent de réentendre les sonorités de l’American roots music, en interprétant magistralement sur scène avec leur comparse Stephen Harrison des standards mais aussi leurs propres créations, à partir du texte original de John Steinbeck.

Un spectacle à ne manquer sous aucun prétexte, et un véritable coup de cœur de Libre Théâtre.

Critique de Jean-Pierre Martinez

Spectacle à retrouver pendant le festival au Théâtre Le Petit Louvre du 7 au 30 juillet, à 13h45 (relâche le mardi)


Compagnie SEA ART

Texte de John Steinbeck
Adaptation et mise en scène : Xavier Simonin
Direction musicale : Jean-Jacques Milteau
Chansons (écriture et composition) : Claire Nivard, Glenn Arzel

Avec : Xavier SIMONIN, comédien
Et les musiciens-chanteurs :
Claire NIVARD (guitare et chant)
Stephen HARRISON (contrebasse, violon et chant)
Glenn ARZEL (multi-instrumentiste et chant)

Lumières Bertrand Couderc
Régie générale Thomas Chelot
Régie Son Pablo Ruamps
Costumes Aurore Popineau

Pour en savoir plus : 
Lien vers le site du Théâtre du Balcon
Le site du spectacle : http://www.lesraisinsdelacolere.fr/
Le lien vers les compositions originales de Claire Nivard et Glenn Arzel : https://glennarzelclairenivard.bandcamp.com/album/steinbeck

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Pile ou face

Heads or tails –  Cara o Cruz – Cara ou coroa  – PANNA NEBO OREL

Une comédie de Jean-Pierre Martinez

2 hommes

Vincent et Antoine sont deux comédiens, autrefois amis, qui ne se sont pas vus depuis des années. Au fil du temps, leur amitié s’est muée en une rivalité à la fois professionnelle et amoureuse. L’un a donné rendez-vous à l’autre sur la scène d’un théâtre pour renouer le fil de cette amitié qui s’en est allée avec leur jeunesse. Cette tentative de réconciliation tournera au règlement de compte, avant de déboucher peut-être sur un projet inattendu.  


Ce texte est offert gracieusement à la lecture. Avant toute exploitation publique, professionnelle ou amateur, vous devez obtenir l’autorisation de la SACD.


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PILE OU FACE, la chanson. Paroles et Musique Jean-Pierre Martinez

Utilisation possible de ces chanson dans le cadre d’une mise en scène, sur simple demande à l’auteur et sans supplément de droits. Fichier sur demande mais seulement après avoir obtenu l’autorisation de la SACD pour ce qui est de l’utilisation du texte de la pièce.

Ces chansons peuvent aussi être interprétées en live par les comédiens de la pièce ou par des chanteurs, accompagnés par des musiciens présents sur scène, ou chantant sur une version d’accompagnement instrumentale enregistrée, fournie sur demande par l’auteur.

Nous vous invitons à découvrir l’ensemble du répertoire des chansons de Jean-Pierre Martinez sur son site dédié.

jeanpierremartinezmusic.com

 

 

 

 

 


 


Pile ou Face : une comédie sur l’amitié, la rivalité et le hasard

Pile ou Face met en scène les retrouvailles de deux anciens amis que la vie a peu à peu transformés en rivaux. Vincent a mieux réussi comme comédien ; Antoine a connu davantage d’échecs. À cette rivalité professionnelle s’ajoute une rivalité amoureuse autour de Louise, l’ex-femme d’Antoine que Vincent s’apprête à épouser.

Leur confrontation se déroule sur une scène de théâtre, devant un public dont ils reconnaissent ouvertement la présence. Ce dispositif permet à chacun de livrer sa propre version des faits et de révéler au spectateur ce qu’il cache à l’autre. La pièce joue ainsi en permanence sur le décalage entre ce que les personnages disent, ce qu’ils pensent et ce qu’ils mettent en scène.

Le titre résume cette opposition entre deux trajectoires qui auraient pu s’inverser. Pile ou face : réussite ou échec, amour ou solitude, chance ou malchance. Le hasard apparaît comme une force qui a orienté leurs vies, mais chacun reste tenté d’expliquer ses succès par son mérite et ses échecs par la faute de l’autre.

Le règlement de comptes ne conduit pourtant pas à une rupture définitive. À la fin, la possibilité de retravailler ensemble dans ce théâtre ouvre une nouvelle partie, tout aussi incertaine que la précédente. La pièce reste donc une comédie sur l’amitié, mais une amitié traversée par la jalousie, le désir de revanche et la difficulté d’accepter que la vie ne distribue pas les rôles de façon équitable.


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Roulette russe au Kremlin

Une comédie de Jean-Pierre Martinez

 

2 hommes, ou 1 homme et 1 femme, ou 2 femmes

Alors que l’Occident soupçonne une invasion imminente de la Poldavie par la Russie, le président (ou la présidente) de la France rend visite au président (ou à la présidente) russe pour arracher un compromis… tout en espérant qu’un tel succès diplomatique lui permettra de prendre l’avantage sur ses adversaires dans la course pour sa réélection. Mais ce face à face tendu entre le représentant d’une démocratie plus ou moins décadente et le tenant d’une dictature pas vraiment éclairée va s’avérer mouvementé et il connaîtra une issue très incertaine…


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PILE OU FACE, la chanson. Paroles et Musique Jean-Pierre Martinez

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b

Une comédie politique à deux sous haute tension

Roulette russe au Kremlin met face à face les présidents français et russe au moment où une crise internationale menace de dégénérer. L’un vient négocier tout en pensant à sa réélection ; l’autre joue avec les rapports de force, les menaces et le bluff. Très vite, la rencontre diplomatique tourne au duel.

La pièce offre deux rôles très forts, qui peuvent être interprétés par deux hommes ou deux femmes. Le plaisir du jeu vient de l’affrontement permanent entre les personnages : provocations, retournements, fausses confidences, chantage et coups de bluff font sans cesse évoluer le rapport de force. L’humour est très présent, souvent noir, et naît du contraste entre la gravité des enjeux — guerre, pouvoir, menace nucléaire — et la manière presque absurde dont les deux dirigeants les traitent.

Pour le public, la pièce fonctionne à la fois comme une comédie politique et comme un suspense. Jusqu’au bout, on ne sait plus très bien ce qui relève de la réalité, du mensonge ou de la manipulation. La roulette russe devient l’image d’un pouvoir qui joue avec des vies qui ne sont pas les siennes. Avec un décor simple et deux interprètes presque constamment en scène, Roulette russe au Kremlin propose un spectacle rythmé, tendu et très actuel, capable de faire rire tout en laissant planer une vraie inquiétude.

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La représentation n’est pas annulée

The performance is not cancelled –  La función no está cancelada – A representação não está cancelada 

Une comédie de Jean-Pierre Martinez

8 comédiens
La plupart rôles sont indifféremment masculins ou féminins
1H/7F, 2H/6F, 3H/5F, 4H/4F, 5H/3F, 7H/1F

Une troupe de comédiens s’apprête à entrer en scène pour un spectacle sur les dernières heures de la vie de Molière. Rien n’est prêt et les difficultés s’accumulent. Jusqu’au vol de la recette du jour… Faut-il annuler la représentation en précipitant ainsi la ruine de ce théâtre au bord de la faillite, ou bien jouer coûte que coûte ? 


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Jouer coûte que coûte : le théâtre envers et contre tout

Lorsque le public entre dans la salle, la représentation semble ne pas avoir encore commencé. La directrice règle elle-même les projecteurs, le décor se résume à un fauteuil et les comédiens, qui ne connaissent pas vraiment leur texte, menacent de faire grève parce qu’ils n’ont pas été payés. La pièce prévue doit raconter les dernières heures de Molière, contraint de monter sur scène malgré la maladie pour éviter la faillite de sa troupe. Mais lorsque la recette du jour disparaît, la situation du théâtre contemporain rejoint celle de Molière : faut-il annuler ou jouer coûte que coûte ? L’arrivée de la police transforme alors le public en témoin, les comédiens en suspects et le plateau en scène de crime.

Toute la construction repose sur l’impossibilité de distinguer les préparatifs du spectacle de la représentation elle-même. Ce qui paraît d’abord relever des coulisses — problèmes techniques, conflits financiers, interrogatoire policier ou recherche de comédiens parmi les spectateurs — constitue en réalité la matière de la pièce. Chaque obstacle qui devrait empêcher le spectacle de commencer produit une nouvelle scène. La représentation prévue n’a donc jamais vraiment lieu, mais une autre s’invente sous nos yeux à partir de ses ratés. Le titre devient ainsi un véritable principe dramaturgique : annoncer que la représentation risque d’être annulée est précisément ce qui permet de la faire exister.

La farce dessine en même temps un tableau mordant de la précarité du spectacle vivant. Comédiens impayés, directrice cumulant les fonctions, décor réduit faute de moyens, dépendance envers les sponsors et menace de voir le théâtre racheté par une organisation religieuse : tout rappelle que l’art théâtral demeure une activité économiquement fragile. Pourtant, la pièce ne se limite pas à cette satire. Derrière les querelles et les arrangements douteux se manifeste une fidélité profonde à la scène. Les personnages peuvent se disputer, tricher ou improviser pour gagner du temps, mais tous finissent par défendre ce lieu où l’illusion permet de faire surgir une vérité.

La présence de Molière donne à cette comédie contemporaine une profondeur historique. Entre le dramaturge mourant qui refuse d’abandonner sa troupe et ces artistes d’aujourd’hui prêts à jouer malgré le manque d’argent, les mêmes difficultés semblent traverser les siècles. Avec son plateau presque nu, sa distribution modulable, ses adresses directes à la salle et ses possibilités d’improvisation avec les spectateurs, La représentation n’est pas annulée fait du théâtre lui-même son principal personnage. Le monologue final du fantôme de Molière transforme alors la farce en déclaration d’amour à cet art menacé, toujours annoncé mourant et pourtant toujours capable de renaître le temps d’une représentation.

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Después de nosotros el diluvio

Una comedia de Jean-Pierre Martinez

2 hombres y 2 mujeres

Una tragedia ecológica

En una Tierra que se ha vuelto inhabitable debido al calentamiento global, una humanidad moribunda está viviendo sus últimas horas. Dos hombres y dos mujeres están a punto de partir en una nave espacial hacia el planeta desconocido que podría servir como su último refugio. La misión de estos cuatro « elegidos » : dar a la Humanidad la oportunidad de perpetuarse después de haber causado su propia desaparición a través de su locura autodestructiva. ¿Pero tal humanidad realmente merece ser salvada? No todos están de acuerdo…


Aquellos textos los ofrece gratuitamente el autor para la lectura. Sin embargo cualquier representación pública, sea profesional o aficionada (incluso gratuita), debe ser autorizada por la Sociedad de Autores encargada de percibir los derechos del autor en el país de representación de la obra. 


Contactar con el autor : FORMULARIO DE CONTACTO


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La canción de la obra.

Letra y música: Jean-Pierre Martinez

Esta canción puede utilizarse en el marco de una puesta en escena, previa solicitud al autor y sin coste adicional de derechos. El archivo de audio está disponible bajo solicitud, tras haber obtenido previamente la autorización del autor para la utilización del texto de la obra.


Después de nosotros, el diluvio: ¿merece todavía la humanidad ser salvada?

En una Tierra que se ha vuelto inhabitable, cuatro supervivientes —dos hombres y dos mujeres— se disponen a abandonar el planeta a bordo de El Arca para intentar que la humanidad renazca en otro lugar. Pero una pregunta pone de inmediato en tela de juicio esta misión: después de haber destruido su propio mundo, ¿merece realmente la especie humana una segunda oportunidad? Este desacuerdo transforma poco a poco el viaje de la última esperanza en un enfrentamiento entre quienes quieren sobrevivir a toda costa y quienes piensan que sería mejor acabar de una vez.

La obra parte de una catástrofe ecológica, pero pronto va mucho más allá de este único tema. A través de los cuatro personajes, confronta distintas maneras de juzgar a la humanidad. Alban la condena por los crímenes que ha cometido; Paul piensa ante todo en salvar el pellejo; Virginie se niega a renunciar a la vida a pesar de todo; Ève vacila entre estas posturas. Sin embargo, cada uno acaba enfrentándose a sus propios miedos, deseos y contradicciones. El debate nunca opone simplemente a buenos y malos: plantea si hay que condenar al ser humano por lo que ha hecho o dejarle todavía la libertad de actuar de otra manera.

Es ahí donde la comedia desempeña plenamente su papel. Incluso al borde de la extinción, los personajes siguen bromeando, discutiendo, seduciendo, sintiendo celos o haciendo el ridículo. El contraste entre la magnitud de lo que está en juego y la banalidad, profundamente humana, de sus comportamientos confiere a la obra su tono particular. El humor impide que el discurso se vuelva demostrativo y recuerda que la humanidad de la que se habla nunca es una idea abstracta: está enteramente contenida en estos cuatro seres imperfectos, capaces tanto de lo peor como de lo mejor.

El final lleva esta lógica hasta sus últimas consecuencias. Después de dieciséis mil años, los supervivientes regresan a una Tierra que ha vuelto a ser parcialmente habitable, como si la historia pudiera comenzar de nuevo. El paralelismo con Adán y Eva es explícito, pero la obra no propone por ello un nuevo comienzo inocente. Al contrario, deja abierta la pregunta que la recorre de principio a fin: ¿sabrá la humanidad evitar repetir sus errores? El sacrificio final de Virginie solo aporta una respuesta provisional: pese a todo lo que podría justificar su desaparición, quizá siga existiendo una razón para conceder al ser humano una nueva oportunidad.

 

 

 

 

 

 

 

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Comédie politique

Comme son nom l’indique, la comédie politique prend pour sujet le monde de la politique, pour s’en moquer bien sûr, mais aussi pour susciter la réflexion et l’auto-critique. Car ceux qui nous gouvernent et qu’on voudrait parfaits sont souvent à notre image, et les travers qu’on leur reproche sont parfois aussi les nôtres…

 

 

 


Au répertoire de La Comédiathèque

LA CORDE

DESSOUS DE TABLE

ÉCHECS AUX ROIS

IL ÉTAIT UN PETIT NAVIRE

JUSTE UN INSTANT AVANT LA FIN DU MONDE

LE PIRE VILLAGE DE FRANCE

PIÈGE À CONS

QUARANTAINE

SUR UN PLATEAU

UN BOULEVARD SANS ISSUE

UN CERCUEIL POUR DEUX

APRÈS NOUS LE DÉLUGE

FAKE NEWS DE COMPTOIR

UNE VOCATION CONTRARIÉE

 

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La fenêtre d’en face

The window across the courtyard –  La Ventana de enfrente – A janela da frente

Une comédie de Jean-Pierre Martinez

 

Un homme et une femme

Un vieux romancier au bord du suicide voit débarquer chez lui une jeune femme qui prétend avoir perdu son chat. Une visite qui va changer sa vie… 

 


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LA FENÊTRE D’EN FACE, la chanson. Paroles et Musique Jean-Pierre Martinez

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Ces chansons peuvent aussi être interprétées en live par les comédiens de la pièce ou par des chanteurs, accompagnés par des musiciens présents sur scène, ou chantant sur une version d’accompagnement instrumentale enregistrée, fournie sur demande par l’auteur.

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Une rencontre entre deux générations, entre humour et émotion

La Fenêtre d’en face est une comédie dramatique à deux personnages, un homme et une femme. Alexandre, écrivain vieillissant et solitaire, vit reclus dans son appartement parisien. Alors qu’il traverse une période particulièrement sombre, Madison, une jeune Américaine installée dans l’appartement d’en face, fait irruption chez lui sous prétexte de chercher son chat disparu. Cette visite va bouleverser son quotidien.

La pièce offre deux rôles très riches et très contrastés. Alexandre est désabusé, ironique, volontiers misanthrope. Madison est jeune, curieuse, obstinée et pleine d’énergie. Leur différence d’âge, de caractère et de vision du monde nourrit une grande partie du comique et donne aux deux interprètes beaucoup de matière pour construire leur personnage.

Le plaisir du jeu vient surtout de l’évolution de leur relation. Alexandre cherche d’abord à se débarrasser au plus vite de cette voisine qu’il trouve envahissante. Madison, au contraire, s’installe dans la conversation, le provoque, l’interroge et l’amène peu à peu à parler de lui. Leur affrontement initial laisse progressivement place à une forme de complicité, sans que disparaissent pour autant les piques, les malentendus et les moments de méfiance.

Le dialogue est vif et souvent drôle. Les différences de génération, les références culturelles, les conceptions opposées de la vie, de l’amour ou de la société offrent de nombreuses occasions de faire rire. Alexandre cultive le cynisme tandis que Madison lui oppose son optimisme et son obstination. La pièce évite ainsi de devenir trop grave, même lorsqu’elle aborde la solitude, la vieillesse ou la mort.

Pour une compagnie, le dispositif est simple : deux interprètes et un seul décor, le salon d’un appartement parisien. L’essentiel repose donc sur le jeu des acteurs, leur écoute et la progression de leur relation. La différence d’âge entre les deux personnages constitue également un élément important du spectacle et peut être exploitée pleinement dans la mise en scène.

La construction ménage plusieurs révélations qui modifient progressivement ce que l’on croyait savoir de Madison, d’Alexandre et de leur rencontre. La jeune femme n’est pas venue chez lui seulement pour retrouver un chat, et son intérêt pour l’écrivain cache une histoire beaucoup plus personnelle. Ces retournements permettent à l’intrigue de se renouveler jusqu’au dénouement sans perdre la simplicité du face-à-face initial.

Derrière la comédie, La Fenêtre d’en face parle aussi de solitude, de transmission, des regrets que l’on accumule avec les années et de la possibilité d’un nouveau départ. Alexandre vit tourné vers son passé ; Madison va l’obliger à regarder de nouveau vers l’extérieur — et, au sens propre comme au figuré, vers cette fenêtre d’en face.

La Fenêtre d’en face est ainsi une pièce particulièrement intéressante pour deux comédiens qui souhaitent défendre des personnages consistants et faire évoluer leur relation tout au long du spectacle. Elle mêle humour, émotion et surprises dans une histoire accessible, susceptible de toucher un large public.

Quelques montages

  • 2022 – Saint-Maixent-l’École (France), Salle des fêtes : création de la pièce le 11 juin 2022.
  • 2023-2025 – Compagnie Startistique, mise en scène de Gilles Arbona, avec Gilles Arbona et Lucile Guénat : le spectacle a notamment été présenté au Pot au Noir en 2023, puis au Théâtre Prémol de Grenoble en octobre 2024.
  • 2025 – Troinex (Suisse), Théâtre du Hangar : représentations du 9 au 11 octobre, dans la même mise en scène de Gilles Arbona, avec Lucile Guénat et Gilles Arbona.

 

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Rencontre sur un quai de gare

Last chance encounter –  Encuentro en el andén – Encontro na plataforma – SETKÁNÍ NA JEDNOM NÁSTUPIŠTI 

Une comédie de Jean-Pierre Martinez

1 homme et 1 femme

Sur le quai d’une halte ferroviaire de banlieue, un homme et une femme qui ne se connaissent pas attendent le train qui les emmènera vers le nouveau destin qu’ils se sont choisi l’un et l’autre. Mais ce train de 8h30, qu’ils avaient l’habitude de prendre autrefois, a été supprimé. Le prochain n’est que trois heures plus tard. L’occasion pour eux d’une improbable rencontre qui pourrait bien changer le cours de leur vie…


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RENCONTRE SUR UN QUAI DE GARE. Paroles et Musique Jean-Pierre Martinez

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Rencontre sur un quai de gare : le jeu des vies possibles

Un homme et une femme attendent sur le quai désert d’une petite gare un train qui a été supprimé. Condamnés à patienter ensemble pendant trois heures, ils commencent par échanger quelques banalités avant de se confier davantage. Tous deux prétendent être à un tournant de leur existence : elle quitte son mari, lui s’apprête à tout abandonner pour partir à Los Angeles. Ce hasard ferroviaire semble bientôt prendre la forme d’une seconde chance.

La rencontre se construit cependant sur un trouble croissant entre souvenirs, désirs et mensonges. Les deux inconnus croient reconnaître en l’autre quelqu’un qu’ils auraient pu connaître autrefois, mais on découvre peu à peu qu’ils se sont mutuellement inventé une partie de leur histoire. Ce qu’ils racontent d’eux-mêmes révèle moins ce qu’ils sont que ce qu’ils auraient voulu être. La comédie sentimentale devient ainsi une réflexion sur les choix qui déterminent une existence et sur toutes les vies auxquelles il faut renoncer pour en vivre une seule.

Le train constitue le fil conducteur de cette réflexion. Il y a celui que l’on a pris, celui que l’on a manqué, celui qui ne passe plus et celui que l’on pourrait encore prendre. Le quai devient cet espace suspendu où, avant de repartir dans une direction ou une autre, les personnages peuvent imaginer un autre passé et envisager un autre avenir. La pièce joue ainsi avec une question simple : peut-on revenir à la croisée des chemins et emprunter une route que l’on avait autrefois laissée de côté ?

Dans sa dernière partie, Rencontre sur un quai de gare révèle pleinement sa dimension théâtrale. Les personnages assument leur goût de l’affabulation, deviennent symboliquement des comédiens et le quai lui-même finit par se confondre avec une scène. Le mensonge cesse alors d’être seulement une dissimulation : il devient fiction, c’est-à-dire la possibilité d’éprouver, le temps d’une représentation, toutes ces vies que la réalité ne permet pas de vivre.


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Fake news de comptoir

The draw of the President –  El sorteo del Presidente – O sorteio do Presidente

Comédie de Jean-Pierre Martinez

6 à 10 comédiens :

Tous les rôles sauf un sont jouables indifféremment par des hommes ou des femmes. Certains comédiens peuvent jouer plusieurs rôles. Distributions possibles :

À 10 : 10H, 9H/1F, 8H/2F, 7H/3F, 6H/4F, 5H/5F, 4H/6F, 3H/7F, 2H/1F, 1H/9F, 10F
À 9 : 9H, 8H/1F, 7H/2F, 6H/3F, 5H/4F, 4H/5F, 3H/6F, 2H/7F, 1H/8F, 9F
À 8 : 8H, 7H/1F, 6H/2F, 5H/3F, 4H/4F, 3H/5F, 2H/6F, 1H/7F, 8F
À 7 : 7H, 6H/1F, 5H/2F, 4H/3F, 3H/4F, 2H/5F, 1H/6F, 7F
À 6 : 6H, 5H/1F, 4H/2F, 3H/3F, 2H/4F, 1H/5F, 6F

Au comptoir de l’unique bistrot d’un village dépeuplé par l’exode rural, pour échapper à leur destin mortifère, patrons et clients inventent pour blaguer de fausses nouvelles… dont certaines pourraient être des prophéties autoréalisatrices.


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LE ROI DES CONS, la chanson. Paroles et Musique Jean-Pierre Martinez

Utilisation possible de ces chanson dans le cadre d’une mise en scène, sur simple demande à l’auteur et sans supplément de droits. Fichier sur demande mais seulement après avoir obtenu l’autorisation de la SACD pour ce qui est de l’utilisation du texte de la pièce.

Ces chansons peuvent aussi être interprétées en live par les comédiens de la pièce ou par des chanteurs, accompagnés par des musiciens présents sur scène, ou chantant sur une version d’accompagnement instrumentale enregistrée, fournie sur demande par l’auteur.

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Quand les fausses nouvelles fabriquent le réel

Dans l’unique bistrot d’un village désertifié par l’exode rural, Robert et Ginette commentent l’actualité avec leurs derniers clients, deux employés des pompes funèbres. Deux jeunes de passage décident de tromper leur ennui en fabriquant de fausses nouvelles dans le journal local. Robert apprend ainsi qu’il a été désigné Président de la République à la suite d’une élection par tirage au sort, puis découvre son propre avis de décès. Mais ces plaisanteries finissent par modifier le cours des événements, jusqu’à se retourner contre leurs auteurs.

La pièce progresse par une succession de mystifications de plus en plus élaborées. Chaque fausse nouvelle fait naître une situation nouvelle, avant qu’un renversement n’en révèle les conséquences inattendues. Le journal devient ainsi le moteur de l’action : ce qui est imprimé paraît nécessairement vrai et redessine ainsi l’avenir. Les déguisements, les changements de rôles et la possibilité de faire interpréter plusieurs personnages par les mêmes comédiens renforcent cette mécanique fondée sur l’imposture et la complicité avec le public.

À travers ces jeux de dupes, la comédie confronte deux générations qui se jugent mutuellement avec la même assurance. Les habitués du comptoir dénoncent les dérives de la jeunesse, la corruption des politiques et l’évolution catastrophique du monde ; les jeunes regardent leurs aînés comme les survivants d’une société condamnée. Pourtant, les uns comme les autres transforment leurs préjugés en vérités et leurs désirs en certitudes. Les fausses nouvelles ne créent donc pas seulement l’illusion : elles révèlent ce que chacun rêve secrètement de voir advenir. L’élection imaginaire flatte les ambitions de Robert, son faux décès précipite la fermeture du café et l’annonce d’un mariage pousse finalement les jeunes à envisager leur avenir commun.

Sous ses dehors de comédie de comptoir, la pièce propose aussi une réflexion malicieuse sur le pouvoir de la fiction. Le bistrot est explicitement présenté comme un théâtre, le comptoir comme une scène et ses habitués comme des comédiens. Lorsque le café menace de disparaître, sa possible transformation en café-théâtre permet à une nouvelle génération de reprendre le relais. La dernière fausse nouvelle devient alors une promesse de recommencement : le mensonge, après avoir semé le désordre, fait surgir une réalité nouvelle. Cette construction en boucle, servie par un décor unique, une distribution très modulable et des dialogues riches en formules comiques, offre une véritable comédie d’ensemble, à la fois populaire, satirique et profondément théâtrale.

 

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