Mais n’te promène donc pas toute nue par la Compagnie des passeurs
Spectacle vu le 7 novembre 2021 au Théâtre du Chêne Noir à Avignon
Libre Théâtre vous recommande ce spectacle
La société bourgeoise que moque Feydeau dans cette pièce, comme dans beaucoup d’autres, est une mécanique bien huilée, tournant plus ou moins rond, destinée à produire et à conserver un mouvement tout aussi perpétuel qu’inutile, en utilisant pour cela tous les rouages de conventions absurdes. Mais au moindre grain de sable, cette belle mécanique s’enraye, et ceux qui ont pour mission de la servir (le monde des hommes en général et celui des hommes politiques en particulier) se mettent à dérailler. D’après Bergson, ce qui provoque le rire, c’est le placage d’une mécanique sur du vivant, et c’est bien ce ressort qu’utilise Feydeau dans cette comédie.
Dans Mais n’te promène donc pas toute nue, le grain de sable qui fait dérailler cette belle mécanique, c’est la femme, et le rouage qu’elle vient enrayer c’est la prohibition de la nudité des femmes par les hommes, assimilée à un exhibitionnisme par définition indécent. Un sujet qui résonne encore étrangement dans le monde d’aujourd’hui. La Compagnie des Passeurs exploite à merveille le potentiel burlesque de cette comédie de Feydeau, en nous offrant un spectacle très visuel, qui à bien des égards nous rappelle avec bonheur l’univers de Chaplin. À ne pas manquer.
Critique de Jean-Pierre Martinez
Mise en scène : Renaud Gillier
Avec : Luca Bozzi, Renaud Gillier, Charly Labourier, Maud Landau
Costumes : Agathe Helbo
Décor : Bozzi e Figli
Maquillage : Adrien Conrad
Graphisme : Jérôme Nicol
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En cette période de fêtes, l’Opéra du Grand Avignon prend le Parti d’en rire.
L’Opéra Grand Avignon nous invite en cette fin d’année à un banquet très particulier avec Les Chevaliers de la Table Ronde, opéra bouffe de Louis-Auguste-Florimond Ronger (dit Hervé), inventeur méconnu de l’opérette au XIXème siècle, et qui ne connut donc pas le même succès ni la même postérité que son rival Offenbach. Sur un livret d’un humour potache totalement assumé, cette œuvre nous propose un pastiche des romans de chevalerie, avec une adaptation multipliant anachronismes et clins d’œil au public provençal, le tout dans une mise en scène très burlesque. La légèreté revendiquée du livret, cependant, ne saurait éclipser l’interprétation magistrale de l’Orchestre National Avignon-Provence, ainsi que la virtuosité des chanteurs et singulièrement des chanteuses, qui nous livrent une performance vocale remarquable. Un spectacle tout public, encore à l’affiche jeudi 30 et vendredi 31 décembre à l’Opéra Grand Avignon.





Dans ce spectacle en forme de cabaret psychanalytique, Alain Klinger et Lionel Dameï interprètent à tour de rôle ou d’une même voix quelques chansons connues ou moins connues de cette artiste populaire qui sut conquérir pour toujours un public très large par la sincérité de son engagement.