Comédie de boulevard
La comédie de boulevard désigne un théâtre conventionnel utilisant les moyens classiques de la comédie (quiproquo, ironie dramatique, jeux de mots…) afin de provoquer un rire facile dans un pur but de divertissement. Même s’il existe bien sûr de regrettables dérives, il serait cependant injuste de réduire le boulevard à un théâtre vulgaire et racoleur réservé aux gens simples et incultes. Lorsqu’elle est portée à la perfection, la comédie de boulevard est tout simplement un théâtre de genre, comme il existe à côté d’un cinéma d’auteur un cinéma de genre. N’oublions pas que le maître du théâtre de boulevard est un certain Feydeau. Et que se cache parfois derrière un comique apparemment consensuel une critique sociale plus ou moins dissimulée.
Au répertoire de La Comédiathèque
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L’humour noir est celui qui fait rire à propos des sujets les plus dramatiques (la mort, la maladie, l’injustice, la pauvreté…), soigneusement évités en revanche par la comédie légère (
La comédie dramatique mêle à la légèreté de l’humour le poids de la tragédie. Il résulte de ce mariage entre la contingence de l’accident comique et la permanence d’un destin dramatique un humour grinçant. Ainsi, tandis que les personnages sont aux prises avec une situation de pure comédie, ils révèlent chacun par leur façon d’y faire face les fractures irréductibles qui les caractérisent tout en les contraignant. Alors que la comédie a généralement une fin heureuse, dans la comédie dramatique, les personnages sont condamnés d’avance, comme dans la tragédie, même si leur destin est moins funeste. Pour ce qui est du théâtre contemporain, on pourrait citer comme maîtres de la comédie dramatique le tandem Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri (avec « Un Air de famille » ou « Cuisines et dépendances », par exemple), Yasmina Réza (« Art » ou « Le Dieu du carnage ») ou encore Nathalie Sarraute (« Pour un oui ou pour un non »).
Inauguré par Eugène Ionesco avec